JO 2024 : Jean Castex demande à Gérald Darmanin des « propositions » en matière de sécurité

16 Nov 2021 | Actualités | 0 commentaires

Le ministre de l’intérieur est appelé à rendre d’ici à la fin de l’année une liste de propositions pour sécuriser les sites des JO qui se tiendront à Paris, et notamment la cérémonie d’ouverture.

Avant de parler de sécurité, Jean Castex a plaidé en faveur de « Jeux exemplaires », conciliant « sobriété » et « ambition », après que lui a été présenté lundi 15 novembre le projet de centre aquatique olympique (CAO) à Saint-Denis THOMAS SAMSON / AFP

La sécurité est au centre des préoccupations de l’organisation des Jeux olympiques à Paris, en 2024. Si le président de la République, Emmanuel Macron, souhaite que la cérémonie d’ouverture des Jeux, prévue sur la Seine, soit « inoubliable », celle-ci cristallise notamment les tensions entre les différents acteurs du dossier. C’est dans ce contexte que le premier ministre, Jean Castex, a demandé, lundi 15 novembre, au ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, de lui faire des « propositions » au sujet de la sécurisation des sites des Jeux olympiques.

« Nous allons avoir des Jeux sur plusieurs sites, une cérémonie d’ouverture particulièrement originale », a rappelé Jean Castex à l’issue d’un comité interministériel consacré aux JO de Paris en 2024. « Tout cela doit se faire dans des conditions de sécurité optimales, et j’ai donc demandé à l’ensemble des acteurs, le ministère de l’intérieur au premier rang, évidemment, de nous faire des propositions », d’ici au 15 décembre pour la cérémonie, date de la prochaine visite de sécurité du Comité international olympique (CIO) à Paris, « et au plus tard en juin 2022 pour l’ensemble des sites et des épreuves », a-t-il ajouté.

« Un projet très ambitieux »

Officialisé lors de cet été par Emmanuel Macron, le projet d’organiser une grande cérémonie d’ouverture populaire pour ces JO sur la Seine, à Paris, est source de tensions entre membres du Comité d’organisation des Jeux olympiques (COJO) et de la Ville de Paris, ainsi qu’entre responsables du ministère de l’intérieur et de la préfecture de police (PP) de Paris.

Les forces de l’ordre ont fait part, lors d’une réunion avec les organisateurs, il y a plusieurs semaines, de leur volonté de limiter le public pour l’évènement à près de 250 000 personnes, « ce qui n’a pas été du goût de la maire de Paris, Anne Hidalgo », selon une source proche du dossier. « Nous voulons que la cérémonie soit une grande fête populaire, avec le plus grand nombre de personnes possible », avait-on récemment assuré à la Mairie de Paris.

Si les détails ne sont pas connus ni fixés, l’idée est simple : les délégations de sportifs défileront sur plusieurs dizaines d’embarcations sur le fleuve en plein Paris, avec du public le long des berges. Pour la première fois dans le monde, la cérémonie des Jeux va se dérouler à l’extérieur d’une enceinte sportive. « Un projet très ambitieux, qui évidemment soulève de nombreux soucis en termes de sécurité », avait confié à l’Agence France-Presse un ancien grand policier.

« Le calendrier sera tenu »

Par ailleurs, a ajouté Jean Castex, « nous avons déjà adopté un certain nombre de dispositions pour faciliter ou encourager le recours aux sociétés de sécurité privée », car « nous manquons d’agents ». Un certificat de qualification professionnelle spécifique aux Jeux sera créé, ont précisé les services du gouvernement.

Avant de parler de sécurité, le premier ministre a plaidé en faveur de « Jeux exemplaires », conciliant « sobriété » et « ambition », après que lui a été présenté le projet de centre aquatique olympique (CAO) par les deux architectes à l’origine de sa conception. Le CAO recevra les épreuves de natation synchronisée, de plongeon et de water-polo.

« Le calendrier sera tenu », a-t-il aussi assuré, aux côtés de Tony Estanguet, président du comité d’organisation de Paris-2024, et de Patrick Ollier, président de la Métropole, maître d’ouvrage du CAO. « On le sait, aux yeux de nos concitoyens, JO égale dérapage, nous avons l’impérieux devoir de montrer que c’est tout le contraire. » Il a aussi évoqué les contestations locales contre la construction du village des médias sur un parc départemental, ou la création d’une nouvelle sortie d’autoroute près d’un groupe scolaire, expliquant que « cela crée des devoirs de transparence ».

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