Mécanicien des douanes

30 Août 2026 | Douane, Métiers, Sécurité publique

Le mécanicien des douanes est un agent spécialisé de la branche de la surveillance de la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI).

Sa mission principale consiste à assurer le maintien en condition opérationnelle des moyens de transport utilisés par la Douane, afin de garantir leur disponibilité pour les missions de contrôle, de surveillance et de lutte contre les trafics.

Selon sa spécialité et son corps d’appartenance, il peut travailler sur :

  • les automobiles ;
  • les motocyclettes ;
  • les moyens navals ;
  • les avions ;
  • les hélicoptères.

La Douane distingue principalement trois spécialités :

  • mécanicien automobile ;
  • mécanicien naval ;
  • mécanicien aéronautique.

Les fonctions de mécanicien peuvent être exercées par des agents relevant des catégories A, B ou C, selon le recrutement, la spécialité et le niveau de responsabilité.

Quel est le rôle du mécanicien des douanes ?

Le mécanicien assure une fonction essentielle de soutien aux unités opérationnelles.

Les véhicules, navires et aéronefs de la Douane doivent pouvoir être engagés dans de bonnes conditions de disponibilité, de sécurité et de fiabilité.

Le mécanicien intervient donc notamment dans :

  • l’entretien ;
  • la maintenance préventive ;
  • le diagnostic ;
  • la réparation ;
  • le dépannage ;
  • le contrôle technique des équipements ;
  • la préparation des moyens avant leur mise en service ;
  • le suivi de leur état opérationnel.

Selon sa spécialité, il peut également participer directement à certaines missions douanières.

Les trois grandes spécialités

Mécanicien automobile

Le mécanicien automobile intervient principalement sur les véhicules terrestres de la Douane.

Il peut assurer l’entretien et la maintenance :

  • des véhicules légers ;
  • des véhicules de surveillance ;
  • des motocyclettes ;
  • de certains véhicules techniques ou spécialisés.

Il peut être affecté dans un service technique automobile ou une structure chargée de la gestion et de l’entretien du parc.

Mécanicien naval

Le mécanicien naval est un professionnel de la maintenance maritime.

Il peut exercer à bord :

  • d’une vedette garde-côtes ;
  • d’un patrouilleur ;
  • d’un autre moyen naval de la Douane ;
  • ou dans une structure technique à terre.

Le mécanicien embarqué est également un marin des douanes de plein exercice et participe aux missions opérationnelles du bâtiment.

Mécanicien aéronautique

Le mécanicien aéronautique intervient sur les moyens aériens de la Douane.

Selon sa qualification, il peut notamment travailler sur :

  • les systèmes mécaniques ;
  • les installations électriques ;
  • les équipements électroniques ;
  • les systèmes radioélectriques ;
  • les équipements avioniques.

La Douane distingue notamment les fonctions liées aux systèmes avioniques et celles relatives aux systèmes cellule.

Les principales missions

Maintien en condition opérationnelle

La mission centrale du mécanicien est d’assurer la disponibilité des moyens nécessaires aux unités.

Cela implique notamment :

  • les opérations d’entretien périodique ;
  • la maintenance préventive ;
  • la maintenance corrective ;
  • le diagnostic des pannes ;
  • les réparations ;
  • les essais après intervention ;
  • le suivi technique des matériels.

La disponibilité des moyens de transport est directement liée à la capacité des services douaniers à assurer leurs missions.

Entretien et réparation des véhicules terrestres

Dans le domaine automobile, le mécanicien peut réaliser notamment :

  • les vidanges et opérations d’entretien ;
  • les contrôles mécaniques ;
  • les réparations ;
  • les diagnostics électroniques ;
  • les interventions sur les systèmes de freinage ;
  • les interventions électriques ;
  • le remplacement de pièces ;
  • le réglage de différents équipements.

Il peut intervenir sur les véhicules de la Douane ainsi que, dans certains cas, sur des véhicules d’autres administrations dans le cadre d’accords existants.

Équipement des véhicules de surveillance

Les véhicules douaniers peuvent nécessiter des équipements spécifiques à leurs missions.

Le mécanicien peut participer à l’installation ou à la maintenance de matériels tels que :

  • dispositifs lumineux ;
  • avertisseurs sonores ;
  • équipements radio ;
  • panneaux à messages variables ;
  • dispositifs de signalisation ;
  • équipements propres aux véhicules de surveillance.

La fiche officielle de la Douane mentionne notamment l’installation de la sérigraphie, de dispositifs d’alerte, de gyrophares, de radios et de rampes lumineuses.

Démontage de véhicules suspects

L’expertise mécanique peut également être mobilisée dans le cadre d’un contrôle douanier.

Certains trafiquants aménagent des caches dans les véhicules afin de dissimuler des marchandises.

Le mécanicien peut alors être amené, à la demande des services compétents, à :

  • rechercher des modifications anormales ;
  • identifier des éléments démontables ;
  • participer au démontage de certaines parties du véhicule ;
  • faciliter l’accès à une cache suspectée ;
  • conseiller les agents chargés du contrôle.

Cette compétence technique constitue un appui particulièrement utile dans la lutte contre les trafics.

Formation des agents aux techniques de fouille

Le mécanicien peut également transmettre son expertise aux personnels de surveillance.

Il peut notamment participer à des formations portant sur :

  • le fonctionnement des véhicules ;
  • les techniques de montage et démontage ;
  • l’identification de caches aménagées ;
  • les précautions à respecter lors des démontages ;
  • la sécurité lors des opérations.

Cette connaissance technique améliore l’efficacité et la sécurité des contrôles.

Gestion des pièces détachées

L’activité comprend également une importante dimension logistique.

Le mécanicien peut participer :

  • à la gestion des stocks ;
  • au suivi des pièces détachées ;
  • aux commandes ;
  • au contrôle des approvisionnements ;
  • à la gestion des consommables ;
  • à l’anticipation des besoins de maintenance.

Une bonne gestion permet de limiter l’immobilisation des véhicules ou matériels.

Gestion d’un atelier

Avec l’expérience et selon son grade, le mécanicien peut être chargé de la gestion d’un atelier.

Cette fonction peut comprendre :

  • la planification de la maintenance ;
  • l’organisation des interventions ;
  • le suivi du parc ;
  • la répartition des tâches ;
  • la gestion des stocks ;
  • le suivi des équipements ;
  • l’application des règles d’hygiène et de sécurité ;
  • l’encadrement de personnels.

La Douane indique qu’un mécanicien de catégorie B peut notamment se voir confier la responsabilité d’un atelier.

Conseil lors de l’acquisition de matériels

L’expérience des mécaniciens peut également être utilisée lors du renouvellement des moyens.

Ils peuvent apporter leur expertise concernant :

  • la fiabilité ;
  • la maintenabilité ;
  • les caractéristiques techniques ;
  • les coûts d’entretien ;
  • les équipements ;
  • l’adaptation des véhicules aux missions.

Ils contribuent ainsi à éclairer certaines décisions d’acquisition ou de renouvellement du parc.

Entretien de véhicules saisis ou réformés

Dans certains services, le mécanicien peut intervenir sur des véhicules saisis ou retirés du service.

Il peut notamment contribuer :

  • à leur entretien ;
  • à leur remise en état ;
  • à leur évaluation technique ;
  • à leur préparation avant cession ou vente.

La fiche métier de la Douane mentionne notamment la valorisation de véhicules saisis dans l’attente de leur vente.

Le mécanicien naval des douanes

Le mécanicien naval occupe une place particulière puisqu’il est à la fois technicien de maintenance et marin opérationnel.

Il exerce aujourd’hui principalement au sein de la Direction nationale garde-côtes des douanes (DNGCD).

Maintenance des moyens maritimes

Le mécanicien naval assure notamment la maintenance :

  • des moteurs de propulsion ;
  • des groupes électrogènes ;
  • des systèmes électriques ;
  • des systèmes de climatisation ;
  • des auxiliaires de coque ;
  • des différents équipements du service machine.

Il procède également à des contrôles réguliers afin de surveiller l’état des équipements.

Suivi des paramètres techniques

Pendant les missions en mer, le mécanicien doit surveiller le fonctionnement des différents systèmes.

Il peut notamment :

  • contrôler les paramètres moteurs ;
  • identifier une anomalie ;
  • intervenir en cas de panne ;
  • prendre les mesures nécessaires pour préserver les installations ;
  • assurer la continuité du fonctionnement du bâtiment.

La fiabilité des installations est essentielle à la sécurité de l’équipage et à la réussite de la mission.

Participation aux missions douanières en mer

Le contrôleur mécanicien naval ne reste pas uniquement au service machine.

En tant que marin des douanes, il participe également aux missions opérationnelles réalisées par l’équipage.

Il peut notamment contribuer :

  • aux contrôles de navires de commerce ;
  • aux contrôles de navires de plaisance ;
  • aux contrôles de navires de pêche ;
  • à la lutte contre les trafics illicites ;
  • à la surveillance maritime.

Action de l’État en mer

Les moyens navals de la Douane participent également à différentes missions relevant de l’action de l’État en mer.

Le mécanicien naval peut ainsi contribuer avec son équipage à des missions concernant notamment :

  • la police des pêches ;
  • la protection de l’environnement marin ;
  • certaines opérations de surveillance maritime ;
  • l’assistance ou le sauvetage en mer.

Missions européennes et internationales

Selon son affectation et les besoins opérationnels, le mécanicien naval peut également participer à des opérations en dehors des eaux françaises.

La Douane indique que certains personnels peuvent être mobilisés dans le cadre d’opérations coordonnées par Frontex, contribuant ainsi à la coopération européenne en matière de surveillance maritime.

Chef ou second mécanicien

L’expérience et les qualifications peuvent permettre d’accéder à davantage de responsabilités au sein du service machine.

Le mécanicien peut notamment évoluer vers des fonctions :

  • de second mécanicien ;
  • de chef mécanicien ;
  • d’encadrement technique ;
  • de gestion d’équipes.

La formation continue permet d’acquérir les qualifications correspondantes.

Le mécanicien aéronautique des douanes

La Douane dispose également de moyens aériens nécessitant une maintenance spécialisée.

Le mécanicien aéronautique participe au maintien en condition opérationnelle de ces aéronefs.

Mécanicien système cellule

Le mécanicien spécialisé dans les systèmes liés à la cellule intervient notamment sur les domaines :

  • mécaniques ;
  • électriques ;
  • structurels ;
  • techniques associés au fonctionnement de l’aéronef.

Il participe à l’entretien et au maintien de la navigabilité selon son niveau d’habilitation et les règles applicables.

Mécanicien système avionique

Le mécanicien avionique intervient davantage sur les installations :

  • électroniques ;
  • électriques ;
  • radioélectriques ;
  • de communication ;
  • de navigation.

Il peut réaliser des diagnostics et dépannages sur les systèmes relevant de ses qualifications.

Une maintenance particulièrement réglementée

Le domaine aéronautique est soumis à des exigences importantes en matière :

  • de traçabilité ;
  • de qualification ;
  • de maintenance ;
  • de sécurité ;
  • de documentation technique.

Les personnels doivent donc disposer des qualifications nécessaires et suivre régulièrement des formations adaptées aux aéronefs utilisés.

Comment devenir mécanicien des douanes ?

Il n’existe pas une seule voie de recrutement applicable à tous les mécaniciens.

La fiche officielle de la Douane prévoit deux principales modalités :

  • le recrutement par concours ouvert dans une spécialité technique ;
  • la sélection parmi des agents déjà en fonction disposant de diplômes ou d’une expérience correspondant aux besoins.

Des recrutements spécifiques peuvent également être organisés ponctuellement selon les besoins de l’administration.

Catégorie C

Certains mécaniciens peuvent être recrutés comme agents de constatation des douanes de catégorie C.

Des recrutements spécifiques ont notamment été organisés pour des mécaniciens automobiles.

Les conditions de diplôme ne doivent pas être généralisées : elles sont fixées par l’avis de recrutement ou le concours concerné.

Par exemple, certains recrutements sans concours de mécaniciens automobiles organisés par la Douane ont été ouverts sans condition de diplôme, la sélection reposant notamment sur le dossier et l’expérience des candidats.

Catégorie B

La catégorie B correspond au corps des contrôleurs des douanes et droits indirects.

Des concours spécifiques peuvent être organisés pour certaines spécialités techniques.

En 2026, la Douane a notamment organisé un concours de :

contrôleur des douanes – marin des douanes – mécanicien naval.

Catégorie A

Certaines fonctions techniques de haut niveau peuvent également relever du corps des inspecteurs des douanes, catégorie A.

La fiche métier générale de la Douane indique que les mécaniciens peuvent appartenir aux catégories A, B ou C, avec des responsabilités différentes selon leur grade et leur affectation.

Il ne faut donc pas associer automatiquement :

  • CAP = catégorie C ;
  • Bac = catégorie B ;
  • Bac +3 = catégorie A.

Les conditions dépendent du concours spécialisé réellement ouvert et des diplômes techniques exigés par les textes correspondants.

Le recrutement du mécanicien naval

Le recrutement de mécanicien naval constitue aujourd’hui l’une des voies spécialisées clairement identifiées par la Douane.

Concours de contrôleur mécanicien naval

En 2026, le recrutement s’effectue par concours externe ou interne de contrôleur des douanes et droits indirects de la branche surveillance, spécialité marin des douanes – mécanicien naval.

Diplômes et brevets demandés

Les conditions actuellement applicables prévoient notamment la possession :

  • d’un brevet ou diplôme de mécanicien 750 kW ;
  • d’un brevet de mécanicien d’un niveau supérieur ;
  • ou d’une qualification reconnue comme équivalente dans les conditions réglementaires.

La Douane a également présenté parmi les profils correspondant au recrutement certains diplômes professionnels maritimes adaptés.

Les épreuves du concours de mécanicien naval

Le concours externe organisé en 2026 comprend notamment des épreuves portant directement sur la spécialité.

Épreuves d’admissibilité

Elles comprennent notamment :

  • un QCM portant sur les connaissances générales, les mathématiques, la physique-chimie et l’anglais technique et maritime ;
  • une épreuve portant sur la mécanique, l’électrotechnique et l’environnement naval.

Épreuves d’admission

Les candidats admissibles passent notamment :

  • une évaluation psychologique ;
  • un entretien avec un jury ;
  • des exercices pratiques de maintenance navale sur un moteur et un système électrique ;
  • des exercices physiques.

Les modalités peuvent évoluer d’une session à l’autre.

La formation

Après réussite au recrutement spécialisé, le futur mécanicien suit un parcours de formation professionnelle.

La fiche générale de la Douane prévoit un cycle alternant :

  • des périodes à l’École nationale des douanes de La Rochelle (ENDLR) ;
  • des périodes de stage pratique.

Les formations sont ensuite adaptées à la spécialité.

Formation du mécanicien automobile

Les mécaniciens automobiles peuvent suivre des stages techniques destinés à maintenir leur connaissance des véhicules et technologies utilisés.

Les formations peuvent notamment concerner :

  • une motorisation ;
  • un type de véhicule ;
  • les systèmes électriques ;
  • les équipements de sécurité ;
  • les technologies embarquées.

La formation continue est particulièrement importante compte tenu de l’évolution rapide des véhicules.

Formation du mécanicien naval

La formation des mécaniciens navals associe :

  • formation douanière ;
  • formation maritime ;
  • maintenance mécanique ;
  • électrotechnique ;
  • sécurité ;
  • préparation opérationnelle.

Des formations complémentaires permettent ensuite de progresser vers des responsabilités au sein du service machine.

Formation du mécanicien aéronautique

Le mécanicien aéronautique suit des formations correspondant aux aéronefs et aux systèmes sur lesquels il intervient.

La Douane indique notamment que les personnels concernés doivent valider des stages de qualification et des formations techniques, certaines étant dispensées par les constructeurs des aéronefs.

Uniforme et armement

Les mécaniciens appartiennent à la branche surveillance.

Ils bénéficient donc du statut correspondant aux personnels de cette branche.

Cependant, la fiche officielle précise que leurs services en uniforme avec port d’une arme ne constituent pas la situation la plus courante pour l’ensemble des mécaniciens.

La situation varie selon :

  • la spécialité ;
  • l’unité ;
  • la mission ;
  • l’affectation.

Pour les mécaniciens navals embarqués relevant de la branche surveillance, le port de l’uniforme et de l’arme fait partie des obligations liées aux fonctions opérationnelles.

Conditions de travail

Les conditions dépendent fortement de la spécialité.

Mécanicien automobile

Il travaille principalement :

  • en atelier ;
  • dans un service technique ;
  • ponctuellement sur le terrain en cas de dépannage ou d’appui.

Des interventions peuvent avoir lieu en dehors des horaires habituels.

Mécanicien naval

Le mécanicien naval peut travailler :

  • en atelier ;
  • à quai ;
  • en navigation ;
  • de jour comme de nuit ;
  • les week-ends ;
  • les jours fériés.

Selon le bâtiment, certaines missions peuvent durer plusieurs jours en mer. La Douane indique que les contrôleurs mécaniciens navals peuvent effectuer des missions allant de quelques heures à plusieurs jours, avec des déplacements ponctuels pouvant aller jusqu’à environ deux semaines selon les opérations.

Mécanicien aéronautique

Le mécanicien aéronautique travaille principalement dans un environnement technique associé aux unités aériennes.

Les contraintes comprennent notamment :

  • le respect de procédures strictes ;
  • la traçabilité des opérations ;
  • la disponibilité des aéronefs ;
  • certaines interventions nécessaires avant ou après une mission.

Hygiène et sécurité

La maintenance expose à différents risques professionnels :

  • pièces en mouvement ;
  • électricité ;
  • hydrocarbures ;
  • produits chimiques ;
  • charges lourdes ;
  • travail en hauteur ;
  • bruit ;
  • équipements sous pression ;
  • environnement maritime ou aéronautique.

Le mécanicien doit donc appliquer rigoureusement :

  • les procédures ;
  • les consignes de sécurité ;
  • les règles d’utilisation des équipements ;
  • les dispositifs de protection individuelle ;
  • les procédures de consignation lorsque celles-ci sont nécessaires.

Compétences et qualités requises

Le métier nécessite notamment :

  • de solides compétences techniques ;
  • une bonne capacité de diagnostic ;
  • de la rigueur ;
  • de la méthode ;
  • de la précision ;
  • une bonne capacité d’analyse ;
  • de l’autonomie ;
  • un bon esprit d’équipe ;
  • une capacité à travailler dans l’urgence ;
  • le respect des règles de sécurité ;
  • une capacité permanente d’apprentissage.

Selon les fonctions, il peut également être nécessaire de disposer :

  • de capacités d’encadrement ;
  • d’une bonne condition physique ;
  • de connaissances maritimes ou aéronautiques ;
  • de compétences en électrotechnique ou électronique.

Un métier de soutien directement lié aux opérations

Le mécanicien n’est pas uniquement un réparateur travaillant à distance des missions.

Son activité conditionne directement la capacité des unités à disposer :

  • de véhicules disponibles ;
  • de navires sûrs ;
  • d’aéronefs opérationnels ;
  • d’équipements correctement entretenus.

Une panne peut empêcher une unité de surveillance d’être engagée.

Le mécanicien constitue donc un maillon essentiel de la capacité opérationnelle de la Douane.

Statut

Le mécanicien des douanes est un agent de la DGDDI appartenant à la branche surveillance.

Selon le recrutement et le niveau de responsabilité, il peut relever :

  • de la catégorie C ;
  • de la catégorie B ;
  • de la catégorie A.

Il reste soumis :

  • aux obligations de la fonction publique ;
  • aux règles déontologiques de la Douane ;
  • aux obligations propres à la branche surveillance ;
  • aux contraintes particulières de sa spécialité.

Rémunération

Il n’existe pas de rémunération unique applicable à tous les mécaniciens des douanes.

Elle dépend notamment :

  • du corps ;
  • du grade ;
  • de l’échelon ;
  • de l’ancienneté ;
  • de la spécialité ;
  • de l’affectation ;
  • des primes ;
  • des indemnités ;
  • des contraintes opérationnelles.

À titre d’exemple, pour le concours 2026 de contrôleur mécanicien naval, la Douane indique une rémunération brute annuelle indicative de :

  • 33 770 € pour un contrôleur stagiaire mécanicien naval ;
  • 36 400 € après un an de stage.

Ces données correspondent à des agents recrutés à titre externe sur une base 2026 et ne peuvent pas être généralisées à l’ensemble des mécaniciens des douanes.

Évolution de carrière

Les perspectives varient selon le corps et la spécialité.

Le mécanicien peut notamment :

  • progresser dans son grade ;
  • accéder au grade supérieur de son corps ;
  • changer de service ;
  • développer une expertise technique ;
  • devenir responsable d’atelier ;
  • accéder à des fonctions d’encadrement ;
  • devenir second ou chef mécanicien dans le domaine naval ;
  • accéder à un corps supérieur par concours ou voie professionnelle.

La formation continue accompagne cette progression.

Une obligation de service dans la spécialité

La fiche métier générale publiée par la Douane indique que le mécanicien recruté dans cette spécialité est soumis à une obligation de servir pendant cinq années dans la spécialité.

Les modalités exactes doivent néanmoins toujours être vérifiées dans les textes et avis correspondant au recrutement concerné.

Mécanicien automobile, naval ou aéronautique : quelles différences ?

Mécanicien automobile

Il assure principalement :

  • la maintenance des automobiles et motocyclettes ;
  • le dépannage ;
  • l’installation de certains équipements ;
  • l’appui technique aux fouilles ;
  • la gestion du parc ou de l’atelier selon ses responsabilités.

Mécanicien naval

Il assure :

  • la maintenance des installations du navire ;
  • le suivi du service machine ;
  • la disponibilité opérationnelle du bâtiment ;
  • et participe directement aux missions en mer comme marin des douanes.

Mécanicien aéronautique

Il assure :

  • la maintenance des aéronefs ;
  • le diagnostic des systèmes ;
  • les interventions mécaniques, électriques, électroniques ou avioniques correspondant à sa spécialité ;
  • le maintien de la disponibilité des moyens aériens.

Les trois métiers reposent sur un même objectif : permettre aux unités douanières de disposer de moyens fiables et opérationnels.

À retenir

Le mécanicien des douanes est un spécialiste technique appartenant à la branche surveillance de la DGDDI.

Il peut exercer dans trois principaux domaines :

  • maintenance automobile ;
  • maintenance navale ;
  • maintenance aéronautique.

Sa mission principale est le maintien en condition opérationnelle des moyens de transport de la Douane.

Il peut également contribuer :

  • au démontage de véhicules susceptibles de comporter des caches ;
  • à la formation des personnels aux techniques de fouille ;
  • à l’équipement des véhicules ;
  • à la gestion des ateliers ;
  • à la gestion des pièces et approvisionnements ;
  • au conseil technique lors du renouvellement des moyens.

Dans le domaine naval, le mécanicien est également marin des douanes et participe directement aux missions de surveillance maritime, de lutte contre les trafics et d’action de l’État en mer.

Le métier peut être exercé par des personnels de catégorie A, B ou C, selon la spécialité et les responsabilités.

Il n’existe donc pas un diplôme universel permettant de devenir « mécanicien des douanes » : les qualifications demandées dépendent du concours ou du recrutement spécialisé ouvert par la DGDDI.

Informations et recrutement

Les recrutements sont publiés sur le portail officiel de la Direction générale des douanes et droits indirects.

Selon les besoins, la Douane peut organiser :

  • des concours spécialisés ;
  • des recrutements de catégorie C ;
  • des concours de contrôleur de catégorie B ;
  • des recrutements concernant certaines spécialités techniques.

En 2026, un concours spécifique de contrôleur des douanes – marin des douanes – mécanicien naval a été organisé.

Pour cette session, les inscriptions se sont déroulées du 9 mars au 17 avril 2026 et les candidats devaient notamment justifier d’un brevet de mécanicien 750 kW ou supérieur, ou d’une équivalence reconnue.

Les recrutements de mécaniciens n’étant pas nécessairement ouverts chaque année dans toutes les spécialités, les candidats doivent consulter régulièrement le portail officiel de la Douane.

Sources et références

Sources institutionnelles principales :

  • Direction générale des douanes et droits indirects – Mécaniciens des douanes, catégories A, B ou C ;
  • Direction générale des douanes et droits indirects – Contrôleur – mécanicien naval des douanes, mise à jour du 16 mars 2026 ;
  • Direction générale des douanes et droits indirects – Ouverture des concours 2026 de marin des douanes – contrôleur mécanicien naval et chef de quart ;
  • Direction générale des douanes et droits indirects – Marin des douanes ;
  • Direction générale des douanes et droits indirects – informations officielles relatives aux concours et recrutements spécialisés ;
  • Code général de la fonction publique ;
  • Code des douanes.

Les spécialités, diplômes requis, modalités de recrutement, affectations, rémunérations, formations et conditions d’exercice peuvent évoluer. Les candidats doivent consulter les avis de concours et de recrutement publiés par la Direction générale des douanes et droits indirects avant toute candidature.

INFORMATION

Cette publication est proposée par ADESS – Association des Experts en Sécurité et Sûreté. Elle s’appuie sur l’expertise, l’expérience professionnelle et les compétences de ses bénévoles et contributeurs spécialisés dans les thématiques abordées. Son contenu a vocation à informer, sensibiliser et partager des connaissances dans les domaines de la sécurité, de la sûreté, de la prévention et de la résilience.