Gendarme au sein du GIGN

Gendarme au sein du GIGN

Le gendarme au sein du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est un militaire spécialisé dans la gestion des crises les plus graves et des missions nécessitant des compétences opérationnelles, techniques ou tactiques de très haut niveau.

Directement subordonné au directeur général de la Gendarmerie nationale, le GIGN constitue une capacité nationale d’intervention spécialisée, de contre-terrorisme, de gestion de crise, de lutte contre le grand banditisme, de protection et d’observation-recherche.

Il peut être engagé en France comme à l’étranger, lorsque la situation nécessite des moyens, des personnels ou des techniques hautement spécialisés.

Le GIGN ne regroupe cependant pas uniquement des personnels d’assaut. Il rassemble de nombreux métiers et spécialités contribuant à trois grands domaines opérationnels : intervention, sécurité-protection et observation-recherche, auxquels s’ajoutent des capacités techniques et de soutien.

Qu’est-ce que le GIGN ?

Le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale est une unité spécialisée créée en 1974.

Sa mission est de permettre à l’État de disposer d’une capacité capable d’intervenir, en tout temps et en tout lieu, face à des situations particulièrement dangereuses ou complexes.

Le GIGN peut notamment être engagé face à :

  • des prises d’otages ;
  • des actes terroristes ;
  • des individus armés particulièrement dangereux ;
  • des situations de retranchement ;
  • des opérations judiciaires à haut risque ;
  • des faits relevant du grand banditisme ou de la criminalité organisée ;
  • des crises nécessitant des moyens spécialisés ;
  • des missions de protection particulièrement sensibles ;
  • certaines opérations à l’étranger.

Le GIGN intervient généralement lorsque le niveau de menace, la complexité de la situation ou les capacités nécessaires dépassent celles des unités conventionnelles.

L’organisation du GIGN

Le GIGN constitue aujourd’hui une organisation beaucoup plus large que la seule unité historique basée à Versailles-Satory.

Il rassemble environ 1 000 militaires, répartis entre :

  • le GIGN central ;
  • les 14 antennes GIGN (AGIGN) implantées en métropole et outre-mer ;
  • les antennes techniques ;
  • les structures de formation ;
  • les fonctions de soutien.

Le GIGN central, implanté à Versailles-Satory, regroupe environ 400 militaires répartis dans différentes forces et composantes spécialisées.

Le GIGN central

Le GIGN central rassemble plusieurs grandes capacités opérationnelles.

La Force Intervention – FI

La Force Intervention constitue la composante spécialisée dans les opérations nécessitant un niveau d’intervention particulièrement élevé.

Elle peut notamment être engagée lors :

  • de prises d’otages ;
  • d’actions terroristes ;
  • d’interpellations particulièrement dangereuses ;
  • de retranchements complexes ;
  • d’opérations judiciaires à très haut risque ;
  • de crises nécessitant des techniques d’intervention spécialisées.

Ses personnels sont préparés à intervenir dans des environnements extrêmement variés.

La Force Sécurité Protection – FSP

La Force Sécurité Protection est spécialisée dans les missions de protection et de sécurisation particulièrement sensibles.

Elle peut notamment assurer :

  • la protection de personnalités ;
  • la protection d’autorités diplomatiques ;
  • des missions dans des zones sensibles ou en crise ;
  • la sécurisation de déplacements ;
  • la préparation d’évacuations ;
  • la protection d’événements majeurs ;
  • certaines missions à l’étranger.

Les personnels peuvent être amenés à travailler en petites équipes disposant d’une forte autonomie.

La Force Observation Recherche – FOR

La Force Observation Recherche est spécialisée dans les missions discrètes d’observation et de surveillance.

Elle peut intervenir dans le cadre d’enquêtes particulièrement sensibles nécessitant :

  • des observations ;
  • des surveillances ;
  • des filatures ;
  • des dispositifs techniques ;
  • l’acquisition discrète d’informations ;
  • la préparation d’opérations judiciaires.

Son travail peut contribuer à la localisation, à la surveillance ou à l’interpellation de personnes recherchées.

La Division technique

Le GIGN dispose également d’une Division technique regroupant différentes expertises et capacités spécialisées.

Ces personnels apportent des solutions techniques adaptées aux besoins des opérations.

Les compétences peuvent concerner différents domaines particulièrement spécialisés, dont certaines capacités liées :

  • à l’effraction ;
  • au dépiégeage d’assaut ;
  • au domaine NRBC ;
  • à la cynotechnie ;
  • à l’observation technique ;
  • à l’appui technologique ;
  • à l’expertise opérationnelle.

Les spécialités et leur organisation peuvent évoluer en fonction des besoins et des nouvelles menaces.

Le Groupe de sécurité de la présidence de la République – GSPR

Le GIGN comprend également le détachement Gendarmerie du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

Le GSPR a pour mission d’assurer la protection du président de la République.

Cette mission constitue une fonction particulière de protection et ne doit pas être confondue avec l’ensemble des activités exercées par les autres composantes du GIGN.

Les Antennes GIGN – AGIGN

Le GIGN s’appuie également sur 14 antennes GIGN, réparties en métropole et outre-mer.

Les AGIGN constituent des unités territoriales d’intervention spécialisée capables d’apporter rapidement une réponse face à des événements graves.

Elles peuvent notamment intervenir lors :

  • d’actes terroristes ;
  • de faits de grande criminalité ;
  • d’interpellations d’individus dangereux ;
  • de situations impliquant des personnes armées ;
  • de retranchements ;
  • d’opérations nécessitant un niveau d’intervention supérieur aux unités conventionnelles.

Les antennes constituent un échelon intermédiaire essentiel dans la chaîne de l’intervention spécialisée de la Gendarmerie nationale.

Selon leur implantation et leurs missions, elles peuvent également développer des compétences en protection de hautes personnalités ou en observation-surveillance.

Les Antennes techniques du GIGN

Le GIGN dispose également d’antennes techniques (ATGIGN).

Ces unités mettent des compétences technologiques spécialisées au service notamment des missions de police judiciaire et administrative.

Elles peuvent contribuer à :

  • l’observation ;
  • la surveillance ;
  • l’acquisition technique d’éléments utiles aux enquêtes ;
  • la mise en œuvre de moyens spécialisés ;
  • l’appui aux unités de recherche ;
  • la préparation technique de certaines opérations.

Elles illustrent l’importance croissante des technologies dans les missions du GIGN.

Les principales missions d’un gendarme du GIGN

Il n’existe pas une seule fonction de « gendarme du GIGN ».

Les missions varient considérablement selon :

  • la force ;
  • l’antenne ;
  • la spécialité ;
  • la qualification ;
  • le grade ;
  • l’expérience ;
  • les responsabilités exercées.

Un militaire peut ainsi évoluer dans des domaines très différents.

Intervention spécialisée

L’intervention constitue l’une des missions les plus connues du GIGN.

Les personnels spécialisés doivent être capables d’agir dans des situations où existe un niveau particulièrement élevé de danger.

Les opérations peuvent concerner :

  • des prises d’otages ;
  • des individus retranchés ;
  • des personnes lourdement armées ;
  • des opérations antiterroristes ;
  • des interpellations à haut risque ;
  • des situations relevant du grand banditisme ;
  • des crises complexes.

L’objectif est de mettre fin à la menace tout en protégeant au maximum les victimes, les tiers et les personnels engagés.

Contre-terrorisme

Le GIGN constitue l’une des principales capacités françaises d’intervention spécialisée en matière de contre-terrorisme.

Ses personnels doivent pouvoir répondre à des situations telles que :

  • une attaque terroriste ;
  • une prise d’otages ;
  • un retranchement ;
  • une menace impliquant plusieurs sites ;
  • certaines attaques contre des moyens de transport ;
  • des situations nécessitant des techniques d’assaut spécialisées.

Cette capacité repose sur un entraînement permanent et une coopération étroite avec les autres services de l’État.

Gestion de crise

Toutes les situations ne peuvent pas être résolues par une intervention immédiate.

Le GIGN dispose d’une expertise dans la gestion des crises complexes.

Selon la situation, différentes capacités peuvent être mobilisées :

  • commandement ;
  • renseignement ;
  • observation ;
  • négociation ;
  • intervention ;
  • protection ;
  • appuis spécialisés.

L’objectif est d’analyser la situation et d’utiliser la réponse la plus adaptée.

Négociation

La négociation constitue une capacité importante dans la résolution de certaines crises.

Lorsqu’une situation le permet, l’objectif peut être d’obtenir une issue sans avoir recours à une intervention de force.

Les négociateurs spécialisés peuvent intervenir notamment face :

  • à des personnes retranchées ;
  • à des preneurs d’otages ;
  • à des personnes en situation de crise ;
  • à des individus représentant un danger pour eux-mêmes ou pour autrui.

La négociation et l’intervention sont ainsi des capacités complémentaires.

Protection de personnalités et de diplomates

Le GIGN dispose de compétences particulièrement développées dans le domaine de la sécurité-protection.

Les militaires spécialisés peuvent notamment assurer la protection d’autorités ou de diplomates dans des environnements présentant un niveau élevé de menace.

Ces missions peuvent se dérouler :

  • en France ;
  • à l’étranger ;
  • dans des pays en crise ;
  • dans des environnements instables ;
  • lors d’événements internationaux.

La mission nécessite une grande capacité d’anticipation, d’adaptation et d’autonomie.

Évacuation de personnes en zone de crise

Les personnels spécialisés en sécurité-protection peuvent également participer à la préparation ou à la sécurisation d’évacuations dans des environnements dégradés.

Les missions peuvent nécessiter :

  • l’analyse de la menace ;
  • la reconnaissance des itinéraires ;
  • la préparation de solutions alternatives ;
  • la sécurisation des déplacements ;
  • la coordination avec les autorités et partenaires concernés.

Ces opérations illustrent la capacité du GIGN à intervenir à l’international lorsque les intérêts ou ressortissants français nécessitent une protection particulière.

Observation et recherche

Certains militaires sont spécialisés dans l’observation-recherche.

Ils doivent pouvoir travailler de manière particulièrement discrète afin de contribuer à des enquêtes ou opérations sensibles.

Les missions peuvent comprendre :

  • des surveillances ;
  • des filatures ;
  • l’observation d’objectifs ;
  • l’exploitation de moyens techniques ;
  • l’acquisition d’informations ;
  • la préparation d’interpellations.

Cette activité exige notamment patience, discrétion et capacité d’adaptation.

Des interventions dans tous les milieux

Le GIGN doit être capable d’intervenir dans des environnements extrêmement variés.

Ses personnels peuvent être préparés à agir :

  • en milieu urbain ;
  • en milieu rural ;
  • en montagne ;
  • en milieu maritime ;
  • à bord de navires ;
  • dans le domaine aérien ;
  • à bord ou autour d’aéronefs ;
  • dans des espaces confinés ;
  • dans des environnements dégradés ;
  • à l’étranger.

Cette diversité explique l’importance de la formation et des nombreuses spécialisations présentes au sein de l’unité.

Des spécialités nombreuses

Le GIGN rassemble de nombreuses compétences spécialisées.

Selon les besoins de l’unité et les parcours professionnels, certains militaires peuvent notamment développer des compétences comme :

  • négociateur ;
  • plongeur ;
  • chuteur opérationnel ;
  • spécialiste cynophile ;
  • spécialiste de l’observation ;
  • spécialiste de la protection ;
  • spécialiste du tir ;
  • dépiégeur d’assaut ;
  • spécialiste NRBC ;
  • instructeur ;
  • spécialiste technique.

Toutes ces qualifications ne sont pas accessibles automatiquement à chaque militaire du GIGN.

Elles correspondent à des besoins opérationnels, des parcours de formation et des sélections spécifiques.

Les fonctions de soutien

Le GIGN ne fonctionne pas uniquement grâce aux personnels directement engagés dans les opérations.

L’unité dispose également de personnels assurant différentes fonctions de soutien indispensables à son fonctionnement.

Ces domaines peuvent notamment concerner :

  • les ressources humaines ;
  • l’administration ;
  • la logistique ;
  • la maintenance ;
  • la restauration ;
  • les transports ;
  • les systèmes d’information ;
  • différents métiers techniques.

Ces personnels contribuent directement à la capacité opérationnelle de l’unité.

Comment devenir gendarme au GIGN ?

Il n’existe pas de concours civil permettant de devenir directement opérationnel du GIGN central.

Le candidat doit d’abord intégrer la Gendarmerie nationale, notamment comme sous-officier ou officier selon le parcours envisagé, puis répondre à un appel à volontaires et réussir les sélections correspondant au parcours recherché.

Le recrutement des opérationnels repose donc sur une sélection interne particulièrement exigeante.

Première étape : intégrer la Gendarmerie nationale

Pour devenir sous-officier de gendarmerie sur le terrain, l’une des principales voies est le concours SOG.

Le niveau de diplôme demandé dépend de la voie de recrutement concernée.

Pour les candidats souhaitant devenir officier, différentes voies existent également selon le niveau d’études, l’expérience et la situation professionnelle.

L’intégration de la Gendarmerie constitue la première étape ; l’affectation au GIGN intervient ensuite dans le parcours professionnel.

Les différents parcours de recrutement du GIGN

Le GIGN distingue aujourd’hui plusieurs cursus de recrutement.

Parcours opérationnel – OPS

Le parcours OPS permet de devenir opérationnel au GIGN central.

Le recrutement est ouvert dans le cadre d’un appel à volontaires destiné aux officiers et sous-officiers remplissant les conditions requises.

Le cursus actuellement présenté par le GIGN comprend :

  • une semaine de tests ;
  • huit semaines de pré-stage ;
  • un an de formation ;
  • puis neuf semaines de formation complémentaire au sein des futures forces d’affectation.

L’affectation intervient ensuite au GIGN central.

Parcours Intervention spécialisée – IS

Le parcours Intervention spécialisée concerne le recrutement destiné aux antennes GIGN.

Les candidats retenus suivent une sélection et une formation adaptées aux missions d’intervention spécialisée exercées par ces unités.

Parcours Protection haute personnalité – PHP

Le GIGN dispose également d’un parcours consacré à la protection de haute personnalité, notamment pour certaines fonctions exercées au sein des antennes.

Parcours Groupe observation recherche outre-mer – GOS OM

Un cursus spécifique existe également pour les fonctions d’observation-recherche dans les antennes ultramarines.

Parcours Concourant

Le parcours Concourant concerne les personnels contribuant au soutien et au fonctionnement du GIGN dans différents domaines professionnels.

Le GIGN rassemble ainsi des profils beaucoup plus diversifiés que les seuls équipiers d’intervention.

La sélection

La sélection des personnels opérationnels est particulièrement exigeante.

Elle vise à évaluer non seulement les capacités physiques mais également :

  • la résistance mentale ;
  • le comportement ;
  • le discernement ;
  • la capacité à travailler en équipe ;
  • la motivation ;
  • l’adaptation ;
  • la maîtrise de soi ;
  • la capacité d’apprentissage ;
  • les aptitudes professionnelles.

Le GIGN recherche des personnels capables de rester efficaces dans des situations de forte pression et de grande incertitude.

Les modalités précises des sélections peuvent évoluer. Il convient donc de se référer aux appels à volontaires et aux informations officielles du GIGN plutôt qu’à d’anciennes listes de tests diffusées sur Internet.

Une condition physique de très haut niveau

La condition physique constitue une composante essentielle du métier.

Les militaires doivent maintenir leurs capacités dans différents domaines :

  • endurance ;
  • force ;
  • mobilité ;
  • coordination ;
  • résistance à l’effort ;
  • récupération ;
  • aisance dans différents environnements.

L’objectif n’est pas uniquement de réussir une sélection.

La condition physique doit être maintenue tout au long de l’affectation, car elle participe directement à la sécurité et à l’efficacité opérationnelle.

La préparation mentale

Les capacités physiques ne suffisent pas.

Les personnels doivent être capables de :

  • gérer le stress ;
  • conserver leur lucidité ;
  • maîtriser leurs émotions ;
  • prendre des décisions ;
  • respecter les ordres et procédures ;
  • travailler sous forte pression ;
  • accepter l’incertitude ;
  • fonctionner au sein d’un collectif.

La maîtrise de soi constitue l’une des qualités essentielles dans les situations où une mauvaise décision peut avoir des conséquences importantes.

La formation

Le parcours opérationnel du GIGN central comprend une formation particulièrement longue après la sélection.

Pour le parcours OPS actuellement présenté par le GIGN, les candidats suivent un an de formation, auquel s’ajoutent neuf semaines de formation complémentaire dans leur future force.

Cette formation vise à construire progressivement les compétences nécessaires avant l’affectation opérationnelle.

Un entraînement permanent

L’entraînement ne s’arrête pas après la formation initiale.

Les personnels doivent maintenir et développer leurs compétences pendant toute leur affectation.

L’entraînement peut notamment porter sur :

  • l’intervention ;
  • le tir ;
  • les techniques professionnelles ;
  • la protection ;
  • l’observation ;
  • la condition physique ;
  • les déplacements ;
  • les environnements particuliers ;
  • les procédures collectives ;
  • les exercices de crise.

Les entraînements permettent également d’intégrer les évolutions technologiques, tactiques et doctrinales.

Le travail collectif

L’une des caractéristiques fondamentales du GIGN est le travail en équipe.

Une opération peut nécessiter la combinaison de nombreuses compétences :

  • intervention ;
  • négociation ;
  • observation ;
  • renseignement ;
  • protection ;
  • commandement ;
  • appui technique ;
  • logistique.

La performance individuelle doit donc toujours s’inscrire dans une capacité collective.

Armement et équipements

Les personnels opérationnels disposent d’équipements adaptés à leurs missions et à leur spécialité.

Selon les situations, cela peut notamment comprendre :

  • armement individuel ou collectif adapté ;
  • protections balistiques ;
  • moyens de communication ;
  • équipements d’observation ;
  • équipements d’effraction ;
  • moyens de mobilité ;
  • équipements spécialisés selon le milieu d’intervention.

La composition précise des équipements dépend de la mission et évolue avec les besoins opérationnels et les technologies disponibles.

L’usage des armes

Les militaires du GIGN sont susceptibles d’être confrontés à des individus représentant une menace particulièrement grave.

L’usage des armes reste soumis au cadre juridique applicable aux militaires de la Gendarmerie nationale.

L’objectif opérationnel n’est pas de « tuer » un adversaire, mais de faire cesser une menace dans le respect du droit et des principes encadrant l’emploi de la force.

La maîtrise du tir ne repose donc pas uniquement sur la précision : elle nécessite également discernement, maîtrise de soi et capacité à décider dans un environnement complexe.

Compétences et qualités requises

Le métier exige notamment :

  • un excellent esprit d’équipe ;
  • une très bonne condition physique ;
  • une forte résistance mentale ;
  • du sang-froid ;
  • une grande capacité d’adaptation ;
  • de la rigueur ;
  • de la discipline ;
  • de la disponibilité ;
  • une forte capacité d’apprentissage ;
  • de la discrétion ;
  • de l’humilité ;
  • une capacité à travailler sous pression.

Le militaire doit également accepter un niveau élevé d’exigence et de remise en question permanente.

Disponibilité et mobilité

Les missions peuvent survenir à tout moment et nécessiter une mobilisation rapide.

Le militaire peut être amené à :

  • travailler de jour comme de nuit ;
  • être mobilisé les week-ends et jours fériés ;
  • effectuer des déplacements fréquents ;
  • être projeté sur différentes régions ;
  • partir en mission à l’étranger ;
  • rester disponible pendant des périodes prolongées.

La disponibilité constitue donc une caractéristique importante du métier.

Interventions à l’étranger

Le GIGN peut être engagé hors du territoire national lorsque la situation et les décisions des autorités compétentes le nécessitent.

Les missions internationales peuvent notamment concerner :

  • la protection ;
  • la sécurisation de personnels diplomatiques ;
  • l’appui lors de situations de crise ;
  • certaines évacuations ;
  • la coopération internationale ;
  • la formation de forces partenaires.

Ces engagements nécessitent une importante capacité d’adaptation aux contextes locaux et aux contraintes diplomatiques.

Coopération avec les autres unités

Le GIGN ne travaille pas isolément.

Selon les opérations, il peut intervenir avec :

  • les unités territoriales de Gendarmerie ;
  • les unités de recherches ;
  • la Gendarmerie mobile ;
  • les PSIG ;
  • les PSPG ;
  • les forces de sécurité intérieure ;
  • les services de renseignement ;
  • d’autres unités spécialisées ;
  • les autorités judiciaires ;
  • les services de l’État ;
  • des partenaires étrangers.

La capacité à travailler avec d’autres services constitue une dimension importante de l’efficacité opérationnelle.

Statut

Le personnel opérationnel du GIGN est militaire de la Gendarmerie nationale.

Il reste soumis :

  • au statut militaire ;
  • aux obligations professionnelles de la Gendarmerie ;
  • aux règles de discipline ;
  • au devoir de réserve ;
  • aux obligations de disponibilité ;
  • aux règles applicables à l’exercice de ses missions.

Le GIGN constitue une affectation et une spécialisation, et non un corps professionnel indépendant de la Gendarmerie nationale.

Rémunération

Il n’existe pas un salaire unique correspondant au métier de « gendarme du GIGN ».

La rémunération dépend notamment :

  • du corps ;
  • du grade ;
  • de l’échelon ;
  • de l’ancienneté ;
  • de la situation familiale ;
  • de l’affectation ;
  • des indemnités ;
  • des sujétions ;
  • des missions exercées.

Certaines contraintes ou qualifications peuvent ouvrir droit aux primes ou indemnités prévues par les textes applicables.

Les anciens montants de rémunération ne doivent donc pas être utilisés pour évaluer la rémunération actuelle d’un militaire du GIGN.

Évolutions professionnelles

Une carrière au GIGN peut permettre de développer des compétences particulièrement poussées.

Selon son parcours, ses aptitudes et les besoins de l’unité, le militaire peut évoluer :

  • vers différentes responsabilités opérationnelles ;
  • vers des fonctions d’encadrement ;
  • vers une spécialisation ;
  • vers l’instruction ;
  • vers des fonctions techniques ;
  • vers d’autres composantes du GIGN ;
  • par progression de grade ;
  • vers d’autres unités de la Gendarmerie nationale.

La formation continue accompagne l’évolution professionnelle pendant toute la carrière.

GIGN central et Antennes GIGN : quelle différence ?

Il est important de distinguer ces deux niveaux.

GIGN central

Le GIGN central, basé à Versailles-Satory, concentre les capacités les plus spécialisées et peut être engagé sur les crises les plus complexes.

Il rassemble notamment :

  • la Force Intervention ;
  • la Force Sécurité Protection ;
  • la Force Observation Recherche ;
  • la Division technique ;
  • différentes capacités spécialisées.

Antennes GIGN

Les 14 AGIGN permettent de disposer d’une capacité d’intervention spécialisée répartie sur le territoire métropolitain et ultramarin.

Elles sont capables d’apporter une réponse rapide face notamment :

  • au terrorisme ;
  • au grand banditisme ;
  • aux forcenés ;
  • aux individus armés ;
  • aux opérations à haut risque.

Elles complètent ainsi le GIGN central et constituent un élément essentiel du maillage territorial de l’intervention spécialisée.

Une unité en évolution permanente

Le GIGN adapte régulièrement :

  • ses équipements ;
  • ses techniques ;
  • ses formations ;
  • son organisation ;
  • ses capacités technologiques ;
  • ses doctrines d’intervention.

Cette évolution est nécessaire pour répondre à la transformation des menaces, notamment :

  • terrorisme ;
  • criminalité organisée ;
  • nouvelles technologies ;
  • menaces complexes ;
  • évolution des modes opératoires criminels ;
  • crises internationales.

L’innovation constitue donc une composante importante du fonctionnement de l’unité.

À retenir

Le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale est une unité spécialisée chargée de répondre aux situations et missions présentant un niveau particulièrement élevé de danger ou de complexité.

Il intervient notamment dans les domaines :

  • du contre-terrorisme ;
  • de l’intervention spécialisée ;
  • de la gestion des crises extrêmes ;
  • de la lutte contre le grand banditisme ;
  • de la protection ;
  • de l’observation-recherche ;
  • de l’appui technique spécialisé.

Le GIGN regroupe aujourd’hui environ 1 000 militaires au sein du GIGN central, des 14 antennes GIGN et de différentes composantes techniques et de soutien.

Il n’existe pas de concours civil permettant d’intégrer directement le GIGN comme opérationnel.

Il faut d’abord intégrer la Gendarmerie nationale, acquérir le parcours nécessaire puis réussir une sélection interne particulièrement exigeante.

Pour le parcours opérationnel OPS du GIGN central, le cursus actuellement publié comprend :

  • 1 semaine de tests ;
  • 8 semaines de pré-stage ;
  • 1 an de formation ;
  • 9 semaines de formation complémentaire dans la future force d’affectation.

Intégrer le GIGN nécessite donc bien davantage que d’excellentes performances physiques : esprit d’équipe, stabilité émotionnelle, discernement, discipline, adaptabilité, humilité et résistance mentale sont essentiels.


Informations et recrutement

Pour envisager une carrière opérationnelle au GIGN, la première étape consiste à intégrer la Gendarmerie nationale par une voie de recrutement correspondant à son profil.

Les principales informations concernant les recrutements sont disponibles sur le portail officiel de la Gendarmerie nationale.

Le GIGN dispose également d’un espace officiel consacré à ses différents parcours de recrutement et de formation.

Les conditions, critères, limites d’âge, aptitudes médicales et modalités de sélection pouvant évoluer, les candidats doivent impérativement consulter les informations officielles correspondant à l’appel à volontaires ou au parcours envisagé.

Sources et références

Sources institutionnelles principales :

  • Gendarmerie nationale – Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) ;
  • GIGN – Organisation et missions ;
  • GIGN – Organisation du GIGN central ;
  • GIGN – Antennes GIGN (AGIGN) ;
  • GIGN – Antennes techniques du GIGN ;
  • GIGN – Recrutement et formation ;
  • GIGN – Parcours opérationnel « OPS » ;
  • Gendarmerie nationale – portail officiel de recrutement.

L’organisation du GIGN, les parcours de sélection, les conditions d’accès, les formations, les spécialités et les modalités d’affectation peuvent évoluer. Les informations officielles publiées par la Gendarmerie nationale et le GIGN doivent être consultées avant toute démarche de candidature.