Gendarme dans un PSIG
Le gendarme en Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (PSIG) est un militaire de la Gendarmerie nationale spécialisé dans la surveillance, l’intervention et l’appui opérationnel aux unités territoriales.
Les PSIG constituent des unités particulièrement mobiles. Ils interviennent principalement dans les secteurs et durant les périodes où les risques de troubles à l’ordre public, de délinquance ou d’interventions sensibles sont les plus importants.
Leurs militaires sont notamment engagés pour renforcer les brigades territoriales, intervenir sur des situations urgentes ou dangereuses et assurer une présence dissuasive sur le terrain.
Quel est le rôle du gendarme en PSIG ?
Le gendarme en PSIG exerce principalement des missions de surveillance générale et d’intervention.
Contrairement au gendarme affecté dans une brigade territoriale, qui assure un ensemble très large de missions au contact de la population, le militaire du PSIG concentre une part importante de son activité sur les patrouilles, l’intervention et l’appui aux autres unités.
Les équipes peuvent être engagées de jour comme de nuit et sur une zone géographique relativement étendue.
Elles adaptent leurs patrouilles aux phénomènes de délinquance, aux secteurs sensibles et aux besoins opérationnels constatés sur leur territoire.
Les principales missions
Surveillance et prévention
Les militaires du PSIG participent à la surveillance générale du territoire.
Ils peuvent notamment :
- effectuer des patrouilles de surveillance ;
- renforcer la présence de la Gendarmerie dans les secteurs sensibles ;
- prévenir les atteintes aux personnes et aux biens ;
- surveiller certaines zones particulièrement exposées à la délinquance ;
- participer à des opérations de contrôle ;
- contribuer à la sécurisation d’événements ou de secteurs particuliers.
Cette présence visible participe également à la prévention et à la dissuasion.
Interventions d’urgence
Le PSIG constitue une capacité d’intervention rapidement mobilisable.
Ses militaires peuvent notamment être engagés lors :
- de violences ;
- de rixes ;
- de cambriolages en cours ;
- d’interpellations ;
- de refus d’obtempérer ou situations nécessitant un appui adapté ;
- de recherches de personnes ;
- de situations impliquant un individu potentiellement dangereux ;
- de troubles à l’ordre public ;
- d’autres interventions nécessitant un renfort opérationnel.
La nature de l’intervention détermine les moyens et unités mobilisés.
Appui aux brigades territoriales
Une fonction importante du PSIG consiste à renforcer les unités territoriales de la Gendarmerie.
Les militaires peuvent apporter leur concours lors :
- d’interpellations ;
- d’opérations judiciaires ;
- de recherches ;
- de contrôles ;
- d’opérations de sécurisation ;
- de situations nécessitant plusieurs équipages.
Cette organisation permet aux brigades de disposer rapidement d’une capacité supplémentaire lorsque la situation l’exige.
Lutte contre la délinquance
Les PSIG participent également aux dispositifs locaux de lutte contre la délinquance.
Leurs patrouilles peuvent être orientées en fonction :
- des faits constatés ;
- des secteurs concernés ;
- des horaires présentant davantage de risques ;
- des phénomènes de délinquance identifiés ;
- des renseignements recueillis par les unités.
Leur mobilité permet d’intervenir sur plusieurs communes ou secteurs relevant de leur zone d’action.
Recherche et interpellation
Les militaires peuvent participer à des opérations visant à retrouver et interpeller :
- des auteurs présumés d’infractions ;
- des personnes recherchées ;
- des individus ayant pris la fuite ;
- des personnes susceptibles de présenter un danger.
Ces missions sont réalisées en coordination avec les autres unités compétentes.
Une activité importante de nuit
Les PSIG sont particulièrement mobilisés pendant les périodes où les besoins d’intervention sont importants.
Une partie significative des missions peut donc être réalisée en soirée et durant la nuit.
Le gendarme doit être capable de travailler :
- avec des horaires décalés ;
- de nuit ;
- les week-ends ;
- les jours fériés ;
- dans des situations pouvant évoluer rapidement.
Cette disponibilité constitue une caractéristique importante du métier.
PSIG et PSIG Sabre
Tous les PSIG n’ont pas exactement le même niveau de spécialisation.
Certains disposent d’une capacité renforcée et sont désignés PSIG Sabre.
Le PSIG Sabre
Les PSIG Sabre ont été développés afin d’améliorer la capacité de réaction de la Gendarmerie face à des situations particulièrement graves ou violentes, notamment dans le contexte de la menace terroriste et des tueries de masse.
Leurs militaires bénéficient d’une préparation renforcée et de moyens adaptés leur permettant d’intervenir rapidement dans l’attente, si nécessaire, d’unités spécialisées.
Ils constituent ainsi un échelon d’intervention intermédiaire renforcé au sein du dispositif de la Gendarmerie.
Le PSIG Sabre ne doit cependant pas être confondu avec les unités d’intervention spécialisée telles que le GIGN et ses antennes.
Entraînement et préparation opérationnelle
L’entraînement occupe une place importante dans l’activité des militaires du PSIG.
Une partie du temps de service est consacrée au maintien et au développement des compétences opérationnelles.
Les entraînements peuvent notamment porter sur :
- les techniques d’intervention professionnelle ;
- la maîtrise d’un individu ;
- les techniques d’interpellation ;
- les interventions face à une personne armée ;
- l’emploi des équipements de dotation ;
- le tir ;
- la condition physique ;
- les gestes de premiers secours ;
- les interventions réalisées en équipe.
Cette préparation régulière est indispensable pour conserver un haut niveau de disponibilité opérationnelle.
Comment devenir gendarme en PSIG ?
Il n’existe pas de concours permettant d’entrer directement dans un PSIG.
Il faut d’abord intégrer la Gendarmerie nationale, suivre la formation correspondant à son statut puis pouvoir rejoindre ce type d’unité selon les postes proposés et les conditions applicables.
Plusieurs voies permettent d’intégrer la Gendarmerie.
Gendarme adjoint volontaire
La voie de gendarme adjoint volontaire – agent de police judiciaire adjoint (GAV APJA) permet d’intégrer la Gendarmerie sans condition de diplôme pour exercer des missions opérationnelles.
Après recrutement et formation, le militaire peut exercer dans différentes unités selon son affectation.
Cette première expérience peut également permettre de préparer une évolution vers le corps des sous-officiers.
Sous-officier de gendarmerie
Le concours de sous-officier de gendarmerie (SOG) constitue l’une des principales voies permettant de devenir gendarme de carrière.
Après réussite au concours, le candidat suit une formation en école de gendarmerie.
À l’issue de sa formation et au cours de son parcours professionnel, il peut rejoindre différentes unités, dont un PSIG, selon les postes disponibles et les conditions d’affectation.
Officier de gendarmerie
La Gendarmerie recrute également des officiers par différentes voies et concours.
Les officiers peuvent exercer des fonctions de commandement et de responsabilité au sein de nombreuses unités et formations de la Gendarmerie.
Les conditions de diplôme varient selon la voie de recrutement concernée.
Conditions pour rejoindre un PSIG
Les modalités varient selon le statut du militaire, son parcours et les postes proposés.
Le candidat doit notamment présenter des qualités adaptées aux missions d’intervention :
- excellente condition physique ;
- maîtrise de soi ;
- réactivité ;
- discipline ;
- disponibilité ;
- capacité à travailler en équipe ;
- aptitude à intervenir dans des situations difficiles ;
- bonne maîtrise des techniques professionnelles.
Une expérience opérationnelle et de bonnes évaluations professionnelles peuvent également constituer des éléments importants dans le parcours permettant de rejoindre ce type d’unité.
Formation
Avant de pouvoir servir en PSIG, le militaire suit d’abord la formation initiale correspondant à son recrutement au sein de la Gendarmerie nationale.
Une fois affecté en unité, il bénéficie ensuite d’une préparation et d’un entraînement adaptés aux missions qu’il exerce.
La formation professionnelle se poursuit donc tout au long de la carrière.
Pour les unités disposant de capacités renforcées, comme les PSIG Sabre, des formations et entraînements spécifiques complètent cette préparation.
Tenue et équipements
Le gendarme en PSIG dispose des équipements correspondant à son statut, son unité et aux missions réalisées.
Selon l’intervention, les militaires peuvent notamment utiliser :
- tenue de service ou tenue adaptée à l’intervention ;
- arme individuelle ;
- gilet pare-balles ;
- moyens de communication ;
- menottes ;
- équipements de protection ;
- matériels nécessaires aux techniques d’intervention.
Des équipements supplémentaires peuvent être employés selon la nature et le niveau de risque de la mission.
Les dotations évoluent en fonction des besoins opérationnels et des décisions de la Gendarmerie nationale.
Compétences et qualités requises
Le travail en PSIG nécessite notamment :
- une très bonne condition physique ;
- une grande réactivité ;
- du sang-froid ;
- une bonne maîtrise de soi ;
- un fort esprit d’équipe ;
- de la discipline ;
- de la disponibilité ;
- une capacité d’adaptation ;
- une bonne résistance au stress ;
- une aptitude à prendre rapidement des décisions ;
- une maîtrise rigoureuse des techniques professionnelles.
Le militaire doit également être capable de passer rapidement d’une mission de surveillance à une intervention présentant un niveau de risque important.
Statut
Le gendarme en PSIG est un militaire de la Gendarmerie nationale.
L’affectation en PSIG correspond à un emploi au sein d’une unité spécialisée dans la surveillance et l’intervention.
Les PSIG peuvent accueillir différents profils de militaires selon leur organisation et les postes disponibles.
Le gendarme reste soumis au statut militaire, avec les obligations de disponibilité et de discipline qui en découlent.
Rémunération
Il n’existe pas un salaire unique correspondant au métier de « gendarme en PSIG ».
La rémunération dépend notamment :
- du statut ;
- du grade ;
- de l’ancienneté ;
- de la situation familiale ;
- de l’affectation ;
- des indemnités et primes applicables ;
- des éventuelles contraintes particulières du service.
La Gendarmerie propose par ailleurs différents avantages liés au statut militaire et aux conditions d’exercice.
Il convient donc de consulter les grilles et informations officielles au moment du recrutement.
Évolutions professionnelles
Une expérience en PSIG permet d’acquérir de solides compétences en intervention, surveillance et gestion de situations sensibles.
Au cours de sa carrière, le militaire peut évoluer :
- vers des responsabilités supérieures au sein de son unité ;
- vers d’autres unités de la Gendarmerie ;
- par changement de grade ;
- par concours ou sélection interne ;
- vers des fonctions d’encadrement ou de commandement ;
- vers certaines spécialités opérationnelles selon son profil et les conditions de sélection.
Un gendarme adjoint volontaire peut notamment chercher à devenir sous-officier de gendarmerie.
Un sous-officier peut également évoluer dans la hiérarchie ou accéder, sous certaines conditions, au corps des officiers par les voies internes prévues.
À retenir
Le Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (PSIG) constitue une composante importante du dispositif territorial de la Gendarmerie nationale.
Ses militaires sont particulièrement orientés vers la surveillance, la prévention, l’intervention et l’appui aux brigades territoriales.
Mobiles, disponibles et régulièrement entraînés, ils peuvent être engagés rapidement lorsque la situation nécessite des moyens supplémentaires ou une capacité d’intervention adaptée.
Les PSIG Sabre apportent une capacité renforcée face aux situations les plus graves, tout en s’inscrivant dans un dispositif plus large comprenant les différentes unités d’intervention de la Gendarmerie nationale.
Servir dans un PSIG nécessite donc condition physique, maîtrise de soi, réactivité, discipline et esprit d’équipe.
Informations et recrutement
Les recrutements permettant d’intégrer la Gendarmerie nationale sont présentés sur le portail officiel « La Gendarmerie recrute ».
Les principales voies d’accès sont notamment :
- gendarme adjoint volontaire (GAV APJA) ;
- sous-officier de gendarmerie (SOG) ;
- officier de gendarmerie (OG).
L’affectation en PSIG intervient ensuite dans le cadre du parcours professionnel du militaire et selon les conditions applicables aux postes concernés.
Sources et références
Source principale : Gendarmerie nationale – ministère de l’Intérieur
- Gendarmerie nationale, présentation du métier de gendarme en PSIG ;
- Gendarmerie nationale, informations relatives aux PSIG ;
- Gendarmerie nationale, informations relatives aux recrutements GAV, SOG et officiers ;
- ministère de l’Intérieur.
Les conditions de recrutement, d’affectation, de formation, les équipements et les rémunérations peuvent évoluer. Les informations officielles de la Gendarmerie nationale doivent être consultées avant toute démarche de candidature.
