Garde champêtre

31 Août 2026 | Métiers, Police municipale, Sécurité publique

Le garde champêtre territorial est un fonctionnaire territorial de catégorie C, spécialisé dans la police des campagnes et la police rurale. Il exerce des missions de proximité, de prévention, de surveillance et de constatation des infractions, avec une place particulièrement importante accordée à la protection de l’environnement, des espaces naturels et du patrimoine rural.

Contrairement à une idée parfois répandue, le garde champêtre n’est pas un simple « garde rural » ou un agent chargé uniquement de l’environnement. Il dispose de compétences de police prévues par plusieurs textes législatifs et réglementaires et peut constater différentes infractions dans les domaines relevant de ses attributions.

Le Code de la sécurité intérieure précise que les gardes champêtres concourent à la police des campagnes. Ils recherchent notamment les contraventions aux règlements et arrêtés de police municipale et dressent des procès-verbaux pour les constater.

Quel est le rôle du garde champêtre ?

Le garde champêtre exerce principalement des missions de police rurale.

Il intervient sur le territoire pour lequel il est compétent et contribue à faire respecter les lois, règlements et arrêtés relevant de ses attributions.

Ses missions associent généralement :

  • surveillance du territoire ;
  • prévention ;
  • constatation des infractions ;
  • protection de l’environnement ;
  • police rurale ;
  • application des arrêtés municipaux ;
  • surveillance de certains espaces naturels ;
  • relation de proximité avec la population ;
  • rédaction de procès-verbaux et rapports ;
  • coopération avec les autres services compétents.

Le métier se caractérise donc par une présence importante sur le terrain et par une connaissance approfondie du territoire.

Les principales missions

Police des campagnes et police rurale

La police rurale constitue le cœur historique du métier.

Le garde champêtre veille notamment au respect des réglementations applicables dans les espaces ruraux, agricoles, forestiers et naturels relevant de ses compétences.

Il peut effectuer des patrouilles :

  • dans les chemins ruraux ;
  • dans les espaces naturels ;
  • dans les zones agricoles ;
  • dans les forêts et espaces boisés ;
  • autour des cours d’eau ;
  • dans les espaces communaux ;
  • sur la voie publique.

Le métier n’est toutefois pas exclusivement réservé aux petites communes rurales : des gardes champêtres peuvent également exercer dans des organisations intercommunales et sur des territoires comprenant des espaces urbains et périurbains.

Application des arrêtés et règlements municipaux

Le garde champêtre recherche les contraventions aux règlements et arrêtés de police municipale sur le territoire pour lequel il est assermenté.

Il peut dresser des procès-verbaux pour constater ces contraventions.

Il peut ainsi intervenir dans différents domaines relevant des pouvoirs de police du maire, selon les textes applicables et les compétences qui lui sont reconnues.

Cette activité nécessite une bonne connaissance :

  • des pouvoirs de police du maire ;
  • du Code de la sécurité intérieure ;
  • du Code de procédure pénale ;
  • du Code de l’environnement ;
  • du Code forestier ;
  • du Code de la route ;
  • du Code rural et de la pêche maritime ;
  • des réglementations locales.

Protection de l’environnement

La protection de l’environnement constitue aujourd’hui une dimension importante du métier.

Selon ses compétences légales, le garde champêtre peut notamment intervenir face à des atteintes concernant :

  • les espaces naturels ;
  • les forêts ;
  • les chemins ruraux ;
  • la faune et la flore ;
  • les déchets ;
  • les dépôts sauvages ;
  • certaines pollutions ;
  • les activités réglementées dans les espaces naturels ;
  • certaines infractions liées à la chasse ou à la pêche.

Le Code de la sécurité intérieure lui attribue notamment des compétences pour rechercher et constater certaines infractions forestières.

Cette dimension environnementale explique la place particulière du garde champêtre parmi les acteurs territoriaux de proximité.

Surveillance du territoire

Une grande partie de l’activité s’effectue sur le terrain.

Le garde champêtre peut organiser des patrouilles afin :

  • d’observer l’état du territoire ;
  • de détecter des infractions ;
  • de repérer des dépôts sauvages ;
  • de constater certaines dégradations ;
  • de surveiller des espaces naturels ;
  • de prévenir certains comportements dangereux ;
  • de signaler des anomalies aux services compétents ;
  • de contribuer au respect des arrêtés municipaux.

Cette présence régulière permet également de développer une connaissance fine du territoire et de ses habitants.

Sécurité et tranquillité publiques

Dans le cadre de ses compétences, le garde champêtre peut également participer à différentes actions de prévention et de tranquillité publique.

Selon l’organisation décidée localement, il peut notamment être présent :

  • à proximité de certains bâtiments communaux ;
  • lors d’événements locaux ;
  • dans les espaces publics ;
  • aux abords de certains établissements ;
  • dans les secteurs faisant l’objet de difficultés particulières.

Ses pouvoirs restent ceux que la loi attribue aux gardes champêtres : il ne doit donc pas être assimilé juridiquement à un policier municipal.

Police de la circulation et Code de la route

Les gardes champêtres disposent également de certaines compétences en matière routière.

Le Code de la sécurité intérieure les autorise notamment à constater par procès-verbal les contraventions au Code de la route dont la liste est déterminée réglementairement.

Ils peuvent également, dans les conditions prévues par la loi, participer à certaines opérations de dépistage concernant l’alcool ou les stupéfiants, notamment sous l’ordre et la responsabilité des officiers de police judiciaire dans les cas prévus par les textes.

Il ne faut donc pas considérer que le garde champêtre possède une compétence générale sur toutes les infractions routières : ses pouvoirs sont déterminés par les textes.

Constatation des infractions

Le garde champêtre possède des compétences particulières en matière de constatation.

Il peut notamment dresser des procès-verbaux dans les domaines pour lesquels les textes lui reconnaissent cette compétence.

Le Code de la sécurité intérieure lui permet également de relever l’identité des contrevenants, dans les conditions prévues par le Code de procédure pénale, lorsqu’il doit dresser un procès-verbal pour une infraction qu’il est habilité à constater.

Ses compétences de constatation sont donc réelles, mais elles doivent toujours être exercées dans le périmètre défini par la loi.

Un acteur de proximité

Le garde champêtre est également un interlocuteur de proximité pour les habitants.

Sa connaissance du territoire lui permet :

  • d’informer les administrés ;
  • d’expliquer certaines réglementations ;
  • de rappeler les arrêtés municipaux ;
  • d’orienter les personnes vers le service compétent ;
  • de participer à la prévention ;
  • de signaler les difficultés rencontrées sur le territoire.

Cette dimension relationnelle constitue une partie importante du métier.

Le garde champêtre doit donc être capable d’associer autorité, pédagogie et dialogue.

Travail administratif

Le métier ne se limite pas aux patrouilles.

Le garde champêtre doit également rédiger différents documents professionnels :

  • procès-verbaux ;
  • rapports ;
  • comptes rendus ;
  • écrits professionnels ;
  • signalements ;
  • documents nécessaires au suivi des interventions.

La qualité rédactionnelle est importante puisque certains documents peuvent être transmis à des autorités administratives ou judiciaires.

Coopération avec les autres services

Le garde champêtre peut être amené à travailler avec de nombreux acteurs.

Selon les situations, il peut notamment coopérer avec :

  • la Gendarmerie nationale ;
  • la Police nationale ;
  • la police municipale ;
  • les services de l’État ;
  • les services municipaux et intercommunaux ;
  • les services chargés de l’environnement ;
  • les acteurs compétents en matière forestière ;
  • les services de secours ;
  • les autorités judiciaires.

Cette coopération ne modifie pas son statut : chaque service intervient dans le cadre de ses propres compétences.

Garde champêtre et policier municipal : quelle différence ?

Les deux professions appartiennent à la fonction publique territoriale et peuvent exercer certaines missions complémentaires, mais garde champêtre et policier municipal constituent deux métiers distincts.

Le garde champêtre possède une spécialisation historique et juridique particulièrement importante en matière de police rurale et de police des campagnes.

Le policier municipal exerce pour sa part les missions attribuées à la police municipale par le Code de la sécurité intérieure et les autres textes applicables.

Les deux cadres d’emplois disposent de règles propres concernant notamment :

  • leurs compétences ;
  • leur recrutement ;
  • leur formation ;
  • leur carrière ;
  • certaines prérogatives.

Le statut particulier classe néanmoins les gardes champêtres territoriaux parmi les cadres d’emplois de police municipale de catégorie C.

Où exerce le garde champêtre ?

Le garde champêtre peut être recruté par une commune.

Plusieurs communes peuvent également disposer de gardes champêtres en commun. La réglementation permet en outre, dans certaines conditions, le recrutement par une région, un département ou un établissement public chargé de la gestion d’un parc naturel régional pour intervenir dans les communes concernées.

Les structures intercommunales peuvent donc jouer un rôle important dans l’organisation de la police rurale.

Des recrutements sont toujours proposés en 2026, notamment par des communes et intercommunalités. Une offre publiée en juillet 2026 par une communauté d’agglomération recherchait par exemple deux gardes champêtres pour intervenir dans ses communes membres.

Le métier de garde champêtre n’a donc pas disparu et n’a pas été fusionné avec celui de policier municipal.

Nomination, agrément et assermentation

Le garde champêtre exerce une fonction réglementée.

Le Code de la sécurité intérieure prévoit que les gardes champêtres sont :

nommés par le maire → agréés par le procureur de la République → assermentés.

Ces formalités sont essentielles à l’exercice de leurs missions.

Dans les organisations intercommunales ou particulières prévues par les textes, les modalités de nomination et d’affectation sont adaptées à la structure concernée.

Tenue

La réglementation a fortement évolué depuis la rédaction de l’ancienne fiche ADESS.

Le port de la tenue n’est plus une simple pratique laissée au choix de chaque commune.

Le Code de la sécurité intérieure prévoit désormais que le port de la carte professionnelle et de la tenue est obligatoire pendant le service.

Les caractéristiques de la tenue et de la signalisation des véhicules ont fait l’objet d’une réglementation nationale.

L’identification comprend notamment la mention :

« Garde champêtre – Police rurale »

ainsi que des éléments d’identification de la République française et de la collectivité concernée.

La réglementation prévoit également des insignes de grade spécifiques.

Véhicules et équipements

Les véhicules utilisés dépendent de la configuration du territoire et des besoins de la collectivité.

Un garde champêtre travaillant sur un territoire rural étendu peut notamment avoir besoin d’un véhicule permettant d’accéder à :

  • des chemins ruraux ;
  • des espaces forestiers ;
  • des zones naturelles ;
  • des secteurs agricoles ;
  • des lieux difficiles d’accès.

La signalisation des véhicules de service est désormais encadrée afin de permettre l’identification des gardes champêtres sans créer de confusion avec la Police nationale ou la Gendarmerie nationale.

Les autres équipements dépendent des missions, de l’organisation du service et des autorisations applicables.

Armement

Le garde champêtre n’est pas automatiquement armé.

Le Code de la sécurité intérieure prévoit que les gardes champêtres peuvent être armés, sous réserve des conditions réglementaires applicables.

Pour certaines armes de catégorie B, une formation préalable à l’armement dispensée et attestée par le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) est obligatoire.

Les agents concernés doivent ensuite suivre périodiquement une formation d’entraînement au maniement de l’arme.

Il est donc incorrect de présenter le port d’arme comme un équipement systématique du garde champêtre.

Conditions de travail

Le métier comporte une importante activité extérieure.

Le garde champêtre peut travailler :

  • en autonomie ;
  • en binôme ou en équipe ;
  • à pied ;
  • en véhicule ;
  • dans des zones rurales ou naturelles ;
  • dans des conditions météorologiques difficiles.

Les horaires dépendent de l’organisation de la collectivité.

Certaines missions peuvent nécessiter une présence :

  • tôt le matin ;
  • en soirée ;
  • le week-end ;
  • les jours fériés ;
  • lors d’événements particuliers.

Il n’existe donc pas un horaire national unique correspondant au métier.

Compétences et qualités requises

Le métier nécessite notamment :

  • une excellente connaissance du territoire ;
  • une bonne connaissance du droit applicable ;
  • un intérêt pour la protection de l’environnement ;
  • le sens du service public ;
  • de l’autonomie ;
  • de la rigueur ;
  • de la diplomatie ;
  • du sang-froid ;
  • une bonne capacité d’observation ;
  • de bonnes capacités rédactionnelles ;
  • une bonne condition physique ;
  • le sens du contact ;
  • de l’intégrité ;
  • de la discrétion ;
  • une capacité à travailler avec différents services.

Le garde champêtre doit également savoir adapter son comportement à des situations très différentes : information d’un habitant, constatation d’une infraction, intervention sur un dépôt sauvage, surveillance d’un espace naturel ou rédaction d’un procès-verbal.

Comment devenir garde champêtre ?

Le recrutement dans le cadre d’emplois intervient principalement après réussite au concours externe de garde champêtre chef territorial et inscription sur une liste d’aptitude.

Depuis la réforme entrée en vigueur en avril 2024, le candidat doit notamment :

  • être âgé d’au moins 18 ans pour être recruté ;
  • posséder la nationalité française ;
  • être titulaire d’un titre ou diplôme classé au moins au niveau 3 du Répertoire national des certifications professionnelles, ou d’une qualification reconnue comme équivalente ;
  • remplir les autres conditions générales d’accès à la fonction publique applicables.

Ces règles résultent notamment du décret statutaire modifié en 2024.

Le concours

Le concours comprend des épreuves destinées à vérifier les capacités rédactionnelles, la compréhension, les connaissances institutionnelles, la motivation et les aptitudes physiques du candidat.

Épreuves d’admissibilité

Le concours comprend notamment :

  • rédaction d’un rapport à partir d’un dossier relatif à un événement ou incident ;
  • questions de compréhension à partir d’un texte.

Épreuves d’admission

Les candidats admissibles passent notamment :

  • un entretien avec un jury, portant notamment sur les institutions publiques et la motivation ;
  • des épreuves physiques comprenant une course et une épreuve de natation.

Les documents de concours actualisés en 2026 prévoient une course de 1 000 mètres pour les hommes et 600 mètres pour les femmes, ainsi qu’une épreuve de 50 mètres nage libre.

Les candidats doivent consulter le centre de gestion organisateur afin de connaître les modalités exactes de la session à laquelle ils souhaitent s’inscrire.

Après la réussite au concours

La réussite au concours ne signifie pas qu’un poste est automatiquement attribué.

Le lauréat est inscrit sur une liste d’aptitude et doit ensuite rechercher un poste auprès d’une collectivité susceptible de recruter un garde champêtre.

Après recrutement, il est nommé garde champêtre chef stagiaire.

Stage et formation initiale

Le stage dure un an.

Il commence par une période obligatoire de formation initiale d’application de trois mois, organisée par le CNFPT.

Le stagiaire ne peut exercer les fonctions correspondant à son grade s’il n’a pas suivi cette période obligatoire.

La formation porte notamment sur :

  • le fonctionnement des institutions ;
  • l’environnement professionnel ;
  • le statut du garde champêtre ;
  • le droit pénal et la procédure pénale ;
  • la police rurale ;
  • le Code rural et de la pêche maritime ;
  • le Code forestier ;
  • le Code de la route ;
  • le droit de l’environnement ;
  • les règlements sanitaires ;
  • la législation funéraire ;
  • la communication professionnelle ;
  • les relations avec le public ;
  • les techniques professionnelles.

Elle comprend des enseignements théoriques et techniques ainsi qu’une formation appliquée.

À l’issue du stage, la titularisation est prononcée par l’autorité territoriale compétente lorsque les conditions sont remplies. Le stage peut exceptionnellement être prolongé dans les conditions prévues par le statut.

Statut

Le garde champêtre est un fonctionnaire territorial de catégorie C.

Le cadre d’emplois comprend actuellement deux grades :

  • garde champêtre chef ;
  • garde champêtre chef principal.

Depuis avril 2024, le grade de garde champêtre chef relève de l’échelle C2 de rémunération et le grade de garde champêtre chef principal comprend dix échelons.

Le garde champêtre est donc un agent public territorial et non un fonctionnaire de l’État.

Rémunération

Il n’existe pas un salaire unique correspondant au métier de garde champêtre.

La rémunération dépend notamment :

  • du grade ;
  • de l’échelon ;
  • de l’ancienneté ;
  • de la valeur du point d’indice ;
  • du régime indemnitaire applicable ;
  • de la collectivité employeur ;
  • des responsabilités exercées ;
  • des éventuelles indemnités correspondant aux conditions de service.

La rémunération évolue donc au cours de la carrière.

Il est préférable de consulter les grilles indiciaires en vigueur et l’offre d’emploi concernée plutôt que de retenir un montant fixe qui deviendrait rapidement obsolète.

Évolution de carrière

Le cadre d’emplois comporte deux grades, permettant une progression professionnelle :

Garde champêtre chef → Garde champêtre chef principal

Depuis la réforme de 2024, peuvent notamment être nommés au choix au grade de garde champêtre chef principal les gardes champêtres chefs ayant atteint le 6e échelon et comptant au moins quatre années de services effectifs dans leur grade ou dans certaines situations équivalentes prévues par le statut.

Le garde champêtre peut également construire son parcours professionnel par la formation, la mobilité et les concours ou dispositifs statutaires auxquels sa situation lui permet d’accéder.

Un métier toujours d’actualité

Le garde champêtre est parfois présenté à tort comme un métier appelé à disparaître.

Il demeure pourtant un cadre d’emplois territorial reconnu par les textes, dont le statut a encore été modernisé en 2024.

Des collectivités continuent par ailleurs de recruter des gardes champêtres en 2026, notamment pour répondre à des besoins de :

  • police rurale ;
  • protection de l’environnement ;
  • lutte contre les dépôts sauvages ;
  • surveillance des espaces naturels ;
  • tranquillité publique ;
  • application des pouvoirs de police du maire ;
  • présence territoriale de proximité.

Le développement de services intercommunaux peut également permettre de mutualiser ces compétences entre plusieurs communes.

À retenir

Le garde champêtre territorial est un fonctionnaire de catégorie C spécialisé dans la police des campagnes et la police rurale.

Il :

  • recherche et constate différentes infractions relevant de ses compétences ;
  • veille au respect des règlements et arrêtés de police municipale ;
  • exerce des compétences particulières en matière rurale, forestière et environnementale ;
  • dispose de certaines compétences en matière de circulation routière ;
  • peut relever l’identité d’un contrevenant dans les conditions prévues par la loi ;
  • participe à la surveillance et à la protection du territoire ;
  • assure une mission de proximité auprès des habitants ;
  • travaille en relation avec de nombreux services publics ;
  • est nommé, agréé et assermenté ;
  • porte obligatoirement sa tenue et sa carte professionnelle pendant le service ;
  • peut être armé lorsque les conditions réglementaires sont remplies ;
  • suit une formation initiale obligatoire organisée par le CNFPT ;
  • peut exercer pour une commune ou dans différentes formes d’organisation mutualisée prévues par la loi.

Le garde champêtre constitue ainsi un acteur territorial de proximité disposant de compétences de police spécifiques, particulièrement adaptées aux enjeux des territoires ruraux, périurbains et naturels.

Informations et recrutement

Les concours sont organisés par les centres de gestion de la fonction publique territoriale.

Les offres d’emploi peuvent ensuite être recherchées auprès des collectivités territoriales et sur les portails spécialisés de l’emploi public territorial.

Les candidats doivent vérifier les conditions de chaque session de concours et de chaque offre, notamment concernant :

diplôme → conditions statutaires → concours → liste d’aptitude → recrutement → agrément → formation initiale → titularisation.

Sources et références

Les compétences, conditions de recrutement, modalités des concours, équipements, règles relatives à l’armement et rémunérations peuvent évoluer. Il convient de consulter les textes en vigueur, le CNFPT et le centre de gestion organisateur avant toute démarche de candidature.

INFORMATION

Cette publication est proposée par ADESS – Association des Experts en Sécurité et Sûreté. Elle s’appuie sur l’expertise, l’expérience professionnelle et les compétences de ses bénévoles et contributeurs spécialisés dans les thématiques abordées. Son contenu a vocation à informer, sensibiliser et partager des connaissances dans les domaines de la sécurité, de la sûreté, de la prévention et de la résilience.