Le RAID se dote d’essaims de « drones renifleurs »

9 Nov 2021 | Actualités | 0 commentaires

Loin de ne représenter qu’une menace, l’essaim de drones est un atout que le RAID souhaite mettre à profit lors de ses interventions. L’unité d’élite de la Police nationale vient ainsi de retenir le kit « RadSwarm », une solution co-développée par deux entreprises françaises qui permet à un essaim de cartographier les menaces nucléaires et radiologiques de manière autonome.

L’enjeu derrière cette acquisition peu anodine ? Détecter et cartographier en totale autonomie, en formation et en sécurité une zone susceptible de contenir des menaces de type NRBC. Une tâche fastidieuse et dangereuse pour des opérationnels qui, en confiant cette mission à des drones « renifleurs », vont pouvoir se concentrer sur leur intervention.

Développé et produit en France, le kit RadSwarm regroupe deux technologies innovantes : des algorithmes de calcul de trajectoires intelligentes fournis par le Bordelais Icarus Swarms et des détecteurs de rayonnement ionisants légers et compacts conçus par Icohup, start-up basée à Limoges.

L’ensemble est intégré sur un micro-drone Anafi de Parrot, doté d’une autonomie de 25 minutes, d’une vitesse maximale de 55 km/h et d’un rayon opérationnel de quatre kilomètres. En théorie du moins, car l’emport d’une charge utile, même légère, influe nécessairement sur les performances. Chaque kit RadSwarm contient entre quatre et 20 drones et peut être déployé en moins de 15 minutes.

(Crédits : Icarus Swarms/Icohup)

Une fois modifiés, les micro-drones forment « un nouvel outil pour l’aide à la décision et à la protection des personnels lors d’interventions à risque radiologique », déclarent des opérateurs du RAID. L’approche a de nombreux avantages : créer des cartographies précises extrêmement rapidement en misant sur le nombre et la collaboration entre plateformes, mais aussi disposer d’un système facilement transportable et à coûts réduits.

« C’est un outil innovant que nous avons développé pour répondre au mieux aux besoins opérationnels en gestion de crise radiologique », commente le co-fondateur de Icohup, Gael Patton, dans un communiqué de presse. Le fondateur d’Icarus Swarms, Jean-Dominique Lauwereins, s’est quant à lui dit « heureux de ce partenariat avec les équipes du RAID, leurs exigences nous poussent à créer des produits encore plus efficaces ».

Créée en 2016, Icohup ambitionne depuis lors de « devenir le leader de la transformation numérique de la radioprotection grâce à des technologies uniques et brevetées ». Spin-off de Dronisos et membre de l’accélérateur Generate du GICAT, Icarus Swarms détient plus de cinq années d’expérience dans le développement de vols en essaims autonomes. Ses solutions ont déjà convaincu les forces spéciales françaises, de même que l’industriel Naval Group.

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